publié le 7 décembre 2021

Arkema et Sport dans la Ville unis pour promouvoir l’inclusion et la féminisation des métiers industriels

Arkema et Sport dans la Ville poursuivent leur engagement pour l’insertion professionnelle de jeunes filles issues de quartiers prioritaires. elles ont bénéficié jusqu’ici de ce programme inclusif qui s’appuie sur la pratique d’activités sportives et la découverte du monde de l’entreprise. Philippe Oddou, directeur général de l’association, et Thierry Parmentier, Directeur Général Ressources Humaines et Communication et membre du Comité Exécutif d’Arkema, partagent leurs réflexions.

 

Présentez-nous Sport dans la Ville, ses origines et ses principaux objectifs ?

 

Philippe Oddou : Depuis sa fondation à Lyon en 1998, Sport dans la Ville est devenue la principale association d’insertion par le sport en France. Nous souhaitons offrir un tremplin à des jeunes issus de quartiers dits prioritaires en les accompagnant dans leur éducation, leur orientation et leur entrée dans la vie active, grâce à la mise en place d’activités sportives et des rencontres professionnelles. Nous offrons à ces jeunes de pouvoir pratiquer gratuitement un sport en profitant des infrastructures que nous aménageons aux pieds des immeubles. L’objectif est de les faire grandir, leur transmettre un certain nombre de valeurs comportementales qui leur permettront d’être accompagnés pour trouver une formation et chercher un emploi. Nous avons ainsi établi un programme d’insertion que nous appelons « L dans la Ville » destiné aux jeunes filles dès la classe de 3ème. Comme pour les garçons, ce programme fonctionne sur une logique transversale visant à favoriser l’accès à la pratique sportive et la découverte de l’environnement professionnel. 6 500 jeunes femmes en ont déjà bénéficié.

Pourquoi avoir voulu tisser un lien particulier avec cette association ?

Thierry Parmentier : Nous sommes partenaires de Sport dans la Ville depuis 2019. Ce rapprochement s’est d’abord fait à Lyon autour des terrains d’un grand tournoi solidaire de football organisé par l’association avec 50 délégations venues du monde entier, représentant des centaines de jeunes filles et garçons issus de quartiers défavorisés. Nous avons été séduit par le caractère mixte de cette manifestation et y avons vu une belle façon de prolonger alors notre engagement comme sponsor de la Coupe du Monde Féminine de la FIFA. Nous nous sommes particulièrement focalisé sur le programme « L dans la Ville » déployé par l’association afin d’accompagner les jeunes filles dans leur émancipation personnelle et leur insertion professionnelle. Cet objectif nous conforte dans notre ambition de lever les stéréotypes quant à la possibilité de travailler et de faire carrière dans l’industrie pour une femme. Il est important de faire sauter ce verrou.

 

Comment concrètement Arkema intervient-il ?

 

  1. T.P. : Nos salariés se mobilisent, sur la base du volontariat, pour accueillir et soutenir des jeunes de Sport dans la Ville dans leur parcours de formation et de réussite. Nous leur offrons une ouverture sur le monde professionnel grâce à des stages, des visites d’entreprises, des découvertes des métiers, des ateliers d’aide à la rédaction de CV ou à l’entretien d’embauche, du parrainage… Nous proposons notamment régulièrement des actions de pédagogie sur nos métiers pour les rendre plus attractifs. L’idée est d’identifier et de lever les idées préconçues sur notre industrie afin que les jeunes filles s’y sentent légitimes. Nous sommes ainsi partenaire fondateur du projet « Industri’Elles » initié en 2020 avec l’association. Il a permis à des dizaines de collégiennes et lycéennes de visiter nos usines de Feuchy, Marseille, Pierre-Bénite et Villers-Saint-Paul, et nos centres de R&D du CRRA près de Lyon, du GRL en Aquitaine ou du CRO à Verneuil-en-Halatte près de Paris. Des jeunes franciliennes ont également pu découvrir notre show-room à Colombes. Nous avons aussi des actions de tutorat qui permettent d’apporter un accompagnement personnalisé (« Job dans la Ville) et de créer du lien. Certains de nos collaborateurs réalisent, par exemple, des simulations d’entretiens avec des jeunes candidates.

 

P. O. : Nous étions récemment réunis, en présence d’Agnès Pannier-Runacher, Ministre déléguée chargée de l’industrie, à Drancy sur l’un de nos forums Industri’Elles organisés à l’occasion de la Semaine de l’industrie. Une cinquantaine d’élèves issues de quartiers populaires ont pu découvrir autour de petits ateliers ludiques et interactifs un monde industriel qu’elles connaissent très peu. Le stand d’Arkema a eu beaucoup de succès auprès des jeunes en leur présentant les possibilités de transformation de l’huile de ricin en semelles de chaussures de sports notamment pour le foot ou la course à pied !

 

Qu’attendez-vous d’Arkema ?

 

  1. P.O. : Le rôle d’un groupe comme Arkema est fondamental dans les parcours de réussite de nos jeunes. 99% des emplois obtenus dans le cadre de notre programme d’insertion professionnelle « Job dans la Ville », le sont dans les entreprises partenaires qui les forment et les recrutent. Au-delà, de cette contribution extrêmement forte et concrète des entreprises, la médiation d’entreprises volontaires comme Arkema est essentielle pour que des jeunes filles puissent découvrir ce secteur industriel et y exercer leurs talents. L’autre contribution vitale des entreprises au développement de Sport dans la Ville est liée au mécénat puisque 75% des ressources économiques de l’association proviennent de dons réalisés par des sociétés partenaires. Arkema compte à ce titre parmi nos plus importants soutiens, tant en termes de mécénat que de propositions d’emplois. Notre association suit cette année 2 000 jeunes filles âgées de 14 à 25 ans qui se posent beaucoup de questions sur leur avenir professionnel et que nous essayons d’accompagner vers les métiers de l’industrie. Le besoin est fort de part et d’autre. Nous observons que les participantes à notre programme « L dans la Ville » ont tendance à prolonger leurs études par rapport à la moyenne. En créant ces passerelles avec Arkema, nous verrons peut-être des vocations naître parmi eux pour les métiers de la chimie !

 

Quel bilan faites-vous et qu’espérez-vous pour toutes celles et ceux que vous accompagnez ?

 

  1. P.O. : Dans les quartiers où nous intervenons, le principal problème des jeunes dans le temps est celui de l’emploi. Le taux de chômage y reste plus élevé qu’ailleurs. Notre ambition est donc de les aider à trouver leur voie personnelle et professionnelle, de leur ouvrir le chemin susceptible de les amener vers un emploi synonyme d’intégration. Un parcours de vie est souvent fait de quelques rencontres. Grâce au sport, nos jeunes approchent des personnes issues d’environnements différents des leurs, un monde de l’entreprise qui leur est souvent complètement étranger. Heureusement, il y a des industriels à côté de chez eux, comme Arkema, qui recrutent des filles et en font même un axe de leur politique RH. C’est une opportunité formidable.

 

T. P. : Notre souhait est d’être une société inclusive qui donne aux jeunes femmes les mêmes chances qu’aux garçons. L’inclusion, qui est une des cinq valeurs cardinales d’Arkema au même titre que la solidarité, c’est faire en sorte que tous ceux qui représentent la diversité au sens large se sentent bien chez nous et puissent contribuer dans tous les domaines, à tous les niveaux, au succès de l’entreprise. Donc quand Sport dans la Ville vient nous voir avec un projet d’insertion professionnelle et d’inclusion qui donne d’excellents résultats, nous signons des deux mains. Il faut garder à l’esprit que la guerre des talents est devant nous et que nous avons besoin de ce vivier exceptionnel. Ce n’est pas simple pour une entreprise comme la nôtre d’entrer directement en contact avec ces jeunes. Si nous étions venus les voir en leur parlant de chimie au pied des immeubles, je ne suis pas sûr qu’elles auraient eu envie de nous écouter. Il est très intéressant qu’une association comme Sport dans la Ville puisse regrouper les besoins et donner un accès unique à ces jeunes dans ce cadre là. Le fait de les emmener sur la voie de l’emploi grâce à la pratique sportive constitue une démarche originale non seulement porteuse de plaisir et de cohésion, mais qui s’avère aussi très efficace pour établir un point de contact durable avec une entreprise comme Arkema et servir les intérêts mutuels de toutes les parties prenantes.

Entretien réalisé par Pierre Pinelli.


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C’est le nombre de centres sportifs, des terrains de football et de basket essentiellement, aménagés en plus de 20 ans grâce à Sport dans la Ville, dans 30 villes françaises, tout particulièrement en région parisienne, dans les Hauts-de-France, en Auvergne Rhône-Alpes et Provence-Alpes-Côte d’Azur, autant de territoires où le Groupe Arkema est lui-même très implanté. L’association accueille ainsi 7 000 jeunes entre 6 et 18 ans inscrits dans des programmes sportifs, qui chaque mercredi et samedi viennent faire du sport gratuitement dans ses centres encadrés par des éducateurs professionnels. Sport dans la Ville accompagne également individuellement dans un parcours de formation professionnelle 10 000 jeunes entre 18 et 25 ans.

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